La parole libère - Mélissa Roberge
Mélissa Roberge

J'étudie présentement pour devenir éducatrice en garderie. Comme vous le devinez sans doute, j'adore les enfants. Peut-être un peu trop, et c'est pourquoi je suis encore célibataire. Quand j'annonce à un copain que j'aimerais 5 ou 6 enfants, ils ne restent jamais très longtemps par la suite. Alors en attendant de trouver le bon candidat, j'aimerais vous raconter un peu à quoi ressemble la vie d'une jeune célibataire pleine d'espoir et d'amour! Bonne lecture!

La parole libère

La parole libère - Mélissa Roberge

On a tous besoin de se défouler, de partager nos ressentis, de déverser notre stress et nos angoisses … Il y en a qui font cela dans des groupes de parole. En allant au spa l’autre jour, j’ai vu une affiche pour un groupe de parole sur l’endométriose !! Je ne savais même pas ce que c’est, jusqu’à ce que je lise le mot. Cette maladie, assez grave, touche pourtant près de 1 femme sur 20, semble-t-il. C’est donc un sujet qui concerne beaucoup de femmes. Bien sûr, je connaissais les Alcooliques Anonymes, mais ce genre de groupe m’a surprise. On n’imaginerait pas un groupe de parole sur les opérations de varices laser, réduction mammaire, kyste ovarien, et autres problèmes féminins, alors pourquoi un sur l’endométriose ? Étonnant …

En même temps, je peux comprendre le besoin de partager et recevoir des informations d’autres personnes concernées. Il y a tellement de blogs de nos jours, qui évoquent tout un tas de sujets plus ou moins graves, pourquoi pas ce thème-là !

Parler, peut vraiment être une thérapie, ou participer à une thérapie.

C’est d’ailleurs comme ça que j’ai arrêté de fumer !

Il y avait du temps où j’étais encore en France, un animateur de la Ligue Vie et Santé, qui proposait sur une semaine un plan d’attaque pour arrêter de fumer à la volonté, sans médicament.

Franchement, comme tout fumeur qui se respecte, je n’avais pas vraiment envie d’arrêter – pourquoi vouloir se priver d’un plaisir ? Surtout quand on a moins de 30 ans, et que la vie vous semble grande ouverte devant vous. Jusqu’à ce que mon père me dise que je devrais essayer. Il avait bien présenté les choses : « Tu t’es amusée pendant ta jeunesse, c’est bien ; maintenant, pense au jour où tu voudras avoir un enfant ; il vaut mieux arrêter avant ! Et puis tu seras libre, et feras de belles économies ! » Aucun argument n’avait fait mouche, mais pour lui faire plaisir, j’y suis allée. Cela n’a pas été facile, car vraiment, je n’avais pas prévu d’arrêter ; mais par égard pour lui, je l’ai fait. Sans aucun médicament. À la volonté seulement. Ce fut difficile, mais d’avoir, pendant 5 jours, à raison de 2 heures par jour, un échange avec cet animateur et les autres, a permis de lancer le processus. Le plus dur, c’est le début. Après, quand on est lancé, on se dit, « ce serait bête de craquer maintenant ». Et un peu comme un prisonnier, on tient ; jour après jour. Un ami qui avait visité des prisonniers politiques en Amérique du Sud, m’avait donné une précieuse information : un prisonnier ne se dit pas, « j’ai 20 ans à faire ». Il se dit chaque jour, : « Encore un jour ». Et comme ça, il fait passer les semaines, les mois, les années. J’ai fait pareil. Et à chaque mois qui passe, on voit moins le temps passer, jusqu’au jour où on n’y pense plus.  Ce jour-là, on sait qu’on est libre !