Le premier bain du bébé - Mélissa Roberge
Mélissa Roberge

J'étudie présentement pour devenir éducatrice en garderie. Comme vous le devinez sans doute, j'adore les enfants. Peut-être un peu trop, et c'est pourquoi je suis encore célibataire. Quand j'annonce à un copain que j'aimerais 5 ou 6 enfants, ils ne restent jamais très longtemps par la suite. Alors en attendant de trouver le bon candidat, j'aimerais vous raconter un peu à quoi ressemble la vie d'une jeune célibataire pleine d'espoir et d'amour! Bonne lecture!

Le premier bain du bébé

Le premier bain du bébé - Mélissa Roberge

Cela fait un mois que mon fils est né. Les premières émotions restent toujours marquées en moi, comme une gravure dans la pierre. Le premier sourire, les premières couches, le premier boire, les nuits blanches se sont succédées, et je suis toujours aussi fière de cet ange. Je me rappelle encore la première fois où j’entendis ses pleurs. Une preuve pour moi, qu’il était bien en vie, compte tenu des complications à sa naissance. Là, je m’apprête à lui donner son premier bain, c’est tellement délicat, que même mes mains tremblent. Même avec mon mari à côté pour m’aider, je suis un peu stressée.

Maman n’est pas vraiment prête

Comme il reste encore des traces des traits de naissance, j’ai parfois peur de lui faire mal. Je crains de le faire souffrir en serrant trop fort, sans me rendre compte, mal parce que je l’étouffe, cette crainte me submerge parfois tellement, que mes proches sont intrigués de mon comportement. Il me faut du temps pour que je réalise qu’il est certainement frileux, mais que cela n’empêche que je puisse le prendre dans mes bras. J’ai rassemblé les affaires de toilettes de bébé, j’attrape son petit bain, et l’installe doucement. Avec l’aide de mon mari, je m’en sors quand même relativement bien. Avec sa passion pour la gestion du patrimoine culturel, il me divertit un peu, et ainsi, je ne pense plus à cette peur insensée de faire du mal à mon enfant, encore trop faible à mes yeux.

Une autre solution, la communication

Bien sûr, notre bébé est trop petit pour parler, encore très loin de pouvoir discuter avec nous. Mais n’oublions pas que tous ses sens sont déjà développés, et sont très sensibles aux moindres variations. Pour éviter qu’il fasse des éclaboussures, et que je risque de ne plus contrôler ses mouvements dans son bain, je lui parle, je lui chante des chansons. Eh oui, ce petit bonhomme peut me comprendre. Ce fut une surprise pour moi de le voir aussi calme au beau milieu de la mousse, à bouger ses jambes l’eau, sans pleurer, tout cela, parce que je lui expliquais doucement, et en jouant avec les parties de son corps. Il était attentif, et je sentais qu’il m’écoutait. Discuter et s’amuser avec lui a créé un lien fort et unique, cela a renforcé ma capacité à prendre en charge ce petit bout d’chou qui ne cesse de m’émerveiller chaque jour.