Une belle tentative qui n’a pas abouti - Mélissa Roberge
Mélissa Roberge

J'étudie présentement pour devenir éducatrice en garderie. Comme vous le devinez sans doute, j'adore les enfants. Peut-être un peu trop, et c'est pourquoi je suis encore célibataire. Quand j'annonce à un copain que j'aimerais 5 ou 6 enfants, ils ne restent jamais très longtemps par la suite. Alors en attendant de trouver le bon candidat, j'aimerais vous raconter un peu à quoi ressemble la vie d'une jeune célibataire pleine d'espoir et d'amour! Bonne lecture!

Une belle tentative qui n’a pas abouti

Une belle tentative qui n’a pas abouti - Mélissa Roberge

Mon mari a commencé à essayer la cigarette quand il avait treize ans. Au départ, il se cachait pour fumer, mais quand il a atteint l’âge de quinze ans, il ne s’en cachait plus. Depuis que nous sommes mariés, il a essayé à maintes reprises d’arrêter, mais il a tenu à peine quoi ? Deux ou trois jours ? Pour lui, fumer est devenu un réflexe. Après chaque repas, dans les toilettes ou après… Et surtout quand il travaille beaucoup, des rapports à terminer par exemple. Ou encore quand il stresse. Je sais qu’il est conscient de la nocivité de ce produit, mais c’est plus fort que lui. Et pour ma part, je ne l’ai pas trop bousculé pour arrêter de fumer. Du moins, avant notre mariage, et pendant la première année. Peu avant notre mariage justement,  il m’a dit qu’il allait arrêter de fumer. Mais il n’a pas pu le faire, car il a beaucoup stressé pour les préparatifs. Je lui ai dit que ce n’était pas grave. J’ai plutôt commencé à exiger qu’il arrête quand j’étais enceinte de notre première enfant. La fumée de la cigarette me répugnait durant toute la durée de ma grossesse. Mon odorat était très sensible, et je sentais quand quelqu’un fumait, même à dix mètres de moi. Cela entraînait des nausées et beaucoup d’irritabilité. Là encore, il n’a pas pu arrêter, ni durant cette première, ni durant celle qui suivit. Ça a mis un peu de désordre dans notre couple, car on se disputait souvent à ce propos. Et puis un beau jour, lorsque nous étions dans un taxi, revenant d’un souper au restaurant, il m’a confié : « C’est la dernière fois aujourd’hui que je vais fumer ». Je lui ai rétorqué : « Ah bon ! D’accord ! » Sans commentaires. À l’intérieur de moi pourtant, je me suis dit « Qui vivra verra ! » Même si je n’étais pas convaincue, j’essayais de l’encourager. Et puis, Ô, miracle ! Il a réellement arrêté. Environ un mois et demi plus tard, j’ai senti de la fumée de tabac dans ses vêtements et je lui ai demandé s’il avait fumé à nouveau. Il m’a répondu que non, c’était ses copains. Bon, d’accord. Mais je commençais à avoir des doutes. En tout cas, après cela, je n’ai plus senti de la fumée. Mais quelques semaines plus tard, alors que l’on revenait d’aller voir les porte et fenetre Deux-Montagnes, j’arrosais les plantes dans le jardin, j’ai aperçu quelqu’un juste à côté du garage, derrière le vieux chêne, en train de jeter un mégot de cigarette. Et c’était… MON MARI ! Il a tenu environ deux mois et moi, je me suis résignée.